Archives pour le mois de November 2009

Speed Massacre, un nouveau groupe montréalais à surveiller.  Du bon punk-rock avec des claviers, propre comme du Caféine (période Mal éduqué mon amour), mais en anglais . La chanson “Cops on the dancefloor” sonne comme The Hives, avant qu’ils ne vendent leur âme. Il ne semble pas y avoir d’album de prévu pour l’instant, mais les compos disponibles sur leur profil Myspace laisse entrevoir de belles choses.

Découvert via Indiequebec.com.

Après l’excellent Parallel Play sorti l’an dernier, les vétérans de Sloan proposent depuis aujourd’hui le nouveau EP Hit & Run. Exit le cédé, le mini-album de 5 chansons est disponible seulement sur le site du groupe. Dans  une entrevue sur Spinner Canada, Chris Murphy (en avant, sur la photo) indique que les gars ont été motivé par les nombreuses boîtes de disques invendus qui encombrent leur espace de pratique. Il faut aussi dire qu’en possédant son propre étiquette, Murderecords, le groupe d’Halifax (maintenant à Toronto) n’est aucunement lié à un support en particulier pour distribuer sa musique. En fait, Sloan pousse tellement loin le concept, qu’il a décidé d’offrir tout son catalogue en “streaming” sur Internet. Chaque album peut également être mis en écoute sur un autre site Internet (voir plus bas), à la manière de Youtube.

Une tournée nord-américain débute également dans les prochains jours, mais pas de date au Québec pour l’instant.

Et le nouveau EP ? Ça sonne comme du Sloan !

Après une collaboration avec le duo Air pour l’album “5:55″ (2005), Charlotte Gainsbourg a fait appel à Beck pour “IRM”, qui sortira le 7 décembre prochain.

Voici le vidéo pour la chanson Heaven can wait (ça sonne comme du Beck, mais avec la belle Charlotte en bonus) :

Un nouveau documentaire sur l’histoire du groupe WD-40.

Fondé en 1993 par Alex Jones-Carrier et Étienne “Jean-Loup” Carrier, WD-40 est passé de groupe de la relève à groupe culte… sans jamais connaître le succès et en accumulant les “jobs de marde”. Miné par des tensions internes, un mode de vie malsain, un manque d’organisation, mais aussi par beaucoup de “badlucks”, WD-40 aura finalement gaspillé un talent très prometteur.

Comme le soulignent plusieurs intervenants (Claude Rajotte, Éric Parazelli) dans cet excellent documentaire réalisé par Pierre Alexandre Bouchard (El Motor), le groupe possédait, via les textes de Jones, une poésie fine et incisive, dans la lignée de Plume Latraverse. Alex Jones revient entre autre sur ses problèmes de consommation, notamment durant la réalisation de l’album Fantastique strapagosse (on l’avait deviné en l’écoutant!). On apprend également comment la collaboration d’abord improbable d’Éric Goulet à la réalisation aura finalement permis à WD-40 de produire en 1997 une oeuvre remarquable comme Aux frontières de l’asphalte,  où se marient parfaitement le country et le rock sale, en français s’il vous plait.

À l’affût !

———————–

Né pour être sauvage est en vente depuis le 10 novembre dernier.

- DVD disponible en ligne pour seulement 15 piastres.
- À visiter : le profil Myspace du groupe.
- À écouter :  entrevue d’Alex Jones à Bande à part.

Dans le contexte propret du dernier gala de l’Adisq, Jean Leloup en avait profité pour balancer une version brouillonne de Old Lady Wolf et de La plus belle fille de la prison, créant habilement un malaise dans la salle. Mais c’est dans son royaume, parmis ses sujets, que la musique du Roi Ponpon prend vraiment son sens. Devant une foule conquise d’avance, Leloup donnait hier soir son deuxième spectacle à Montréal depuis la sortie en avril dernier de  ”Mille excuses Milady”, son 7e album.

Avec des attentes très peu élevées, le spectacle de Jean Leloup d’hier au Métropolis de Montréal s’est avéré être une belle surprise. Même si elle a vu le spectacle du 13 novembre, l’article de Marie-Christine Blais exprime pas mal ce que j’y ai ressenti le 14 novembre. Leloup a su s’entourer d’un groupe de musiciens très “tight”, qui cadrent parfaitement à la nouvelle direction plus rythmée et moins rock (le guitar-hero Steve Hill était à bord l’an dernier). À quoi bon engager des choristes, puisque la foule connaissait toutes les paroles et s’est chargé du travail pendant toute la soirée!

Pour les dates ailleurs au Québec et les supplémentaires à Montréal, visez Myspace.

Photo: José Enrique Montes

expozine_poster2009

Samedi et dimanche (14-15 novembre), l’Expozine est de retour à l’Église Saint-Enfant-Jésus de Montréal. Comme le dit si bien le site Internet de l’évènement, l’Expozine, c’est la foire annuelle des petits éditeurs, bandes dessinées et fanzines de Montréal. La liste des 300 exposants est disponible ici.

En 2004, plus de 10 ans après leur séparation, voir les Pixies dans le cadre de leur grand “Reunion Tour”, c’était cool. Mais 5 ans plus tard, alors que le groupe ne cesse d’annoncer de nouvelles tournées pour mousser la vente de coffrets de vieux stock à 200 balles… La bande à Frank Black et Kim Deal est bien loin du groupe branché et à l’avant-garde qu’il fut autrefois. Plutôt branché sur le pilote automatique et franchement pathétique…

spectrum-demolition
Démolition du Spectrum en octobre 2008. (crédit photo : Jean Lalonde)


Le centre-ville de Montréal perd une autre salle de spectacle, alors qu’on apprenait hier que le Medley cessera ses activités le 31 décembre prochain. Lieu de diffusion polyvalent, le Medley était reconnu pour présenter de nombreux groupes-hommage, mais aussi les spectacles de la Ligue nationale d’improvisation. C’était l’endroit parfait pour tenir un évènement corporatif de moyenne importance. Pour expliquer leur décision, les propriétaires évoquent la faible rentabilité et les coûts importants à prévoir pour rénover la bâtisse construite en 1967.

Avec l’embellissement du secteur, la pression va continuer à augmenter sur les espaces sous-utilisés, souvent occupés par des salles de spectacle. Les Katacombes (ancien l’X) en est un bon exemple, alors que la coopérative était expulsée de la rue Ste-Catherine en 2004, suite à l’achat de l’immeuble par l’UQAM. Le bar-spectacle s’est relocalisé à l’intersection St-Laurent/Ontario, un coin appelé à prendre de la valeur, mais pour combien de temps ?

Avec la perte récente de d’autres lieux de diffusion comme le Spectrum (2008), les Saints et le Café Cléopâtre (2010), il y a quand même lieu de se demander s’il y a une place pour les établissements plus “underground” dans le nouveau Quartier des spectacles. Certes, il est tout à fait normal qu’un quartier soit en perpétuel changement, mais le plus grand défi de ce Quartier des spectacles sera de conserver dans ses limites les créateurs plus en marge ainsi que leurs lieux de diffusion, qui ont fait et font encore aujourd’hui l’âme du secteur. Il ne faudrait surtout pas limiter aux artistes déjà établis l’accès à ces nouvelles salles très propres et commanditées que sont le Théâtre Telus et L’Astral.

C’est à suivre.