Cowboys Fringants

Les Cowboys Fringants ont marqué le début des années 2000, selon les visiteurs du site Bande à part. (photo : voir.ca)

En décembre dernier, Bande à part nous demandait de voter parmi les 50 artistes franco-québécois marquants des années 2000. Ces résultats sont maintenant en ligne. Si on peut discuter longtemps sur l’ordre des positions et sur la présence de Bernard Adamus (allo le hype), il faut reconnaître que ce top10 est bien représentatif de ce qui s’est fait de mieux (et qui a connu du succès) dans l’univers franco-québécois au cours des 10 dernières années. Ayant tous plus ou moins éclos pendant cette période, ces artistes ou groupes pourront-ils conserver ce statut dans les années à venir ?

1. Cowboys Fringants
Sur scène, l’absence du batteur Dom Lebeau se fait sentir. Bien que les textes et la musique soient plus matures qu’à leurs débuts, les Cowboys sont prisonniers de ce qui a fait leur popularité, soit la critique sociale et…les aventures de Gina Pinard.
2. Loco Locass
Pas de nouvel album depuis Amour Oral en 2004, mais la chanson figurant sur la B.O. du film Tout est parfait (“M’accrocher?”) laisse présager de belle choses.
3. Malajube
Ils travaillent déjà sur le successeur de Labyrinthes sorti en 2009. En entrevue, le groupe confiait vouloir se rapprocher du son du premier album Le compte complet, qu’il reniait pourtant il n’y a pas si longtemps.
4. Karkwa
La barre est très haute pour leur 4e album prévu pour mars 2010.
5. Pierre Lapointe
D’une pop francophone plus classique, Lapointe a terminé la décennie avec assurance, se lançant dans des projets ambitieux, comme le spectacle Mutantès en 2008.
6. Ariane Moffatt
De la pop francophone de qualité. Les Français semblent aussi avoir compris.
7. Les Trois Accords
Avec trois albums, ils sont maintenant pris au sérieux, mais ils sont toujours aussi impertinents.
8. Dumas
Plutôt pop à ses débuts en 2001, Dumas a quant à lui gagné en pertinence. L’album Traces et quatre les mini-albums qui l’ont précédé en sont la preuve.
9. Fred Fortin
Moins productif, mais plus durable, Fred Fortin est devenu une valeur sûre depuis 1996.
10. Vulgaires Machins
Comme Fortin, les VM rockent et dénoncent depuis les années 1990. Après l’excellent Compter les morts, on pourra entendre Requiem pour les sourds dès le 2 mars prochain.

(crédit photo : shanghaidailyphoto.com)

Artiste / Chanson / Album

a
00:00  Rage Against The Machine / Killing in the name / RATM (1994) [groupe facebook]

00:46  Micro

02:26  Nitrosonique / Le diable à la radio / Nitrosonique (2006)  [myspace]
05:54  Le Nombre / Couleur naturelle / Vil et fantastique (2009)  [myspace]
08:48  We Are Wolves / Paloma / Invisible violence (2009)  [site officiel]

13:27  Micro

14:23  Cage the Elephant / Back against the Wall / Cage the Elephant (2009)  [myspace]
18:06  Sonic Youth / Thunderclap for Bobby Pyn / The Eternal (2009)  [site officiel]
20:40  Twilight Sad / Interrupted / Forget the night ahead (2009)  [myspace]

24:37  Micro

25:40  Lush / Undertow / Split (1994)  [myspace non-officiel]
30:35  Thom Yorke / All for the best / Ciao my shining star (2009)  [site officiel]
35:57  Dumas / L’amour en fuite / Traces (2009)  [myspace]


Retour sur le “spectacle-évènement” de Dumas, le 13 juin 2009 au Métropolis de Montréal.

Dumas donnait hier un dernier spectacle avant de retourner en studio et donner suite aux trois albums sortis depuis décembre 2008. N’ayant pas été séduit par l’album “Fixer le temps” (2006), je n’ai suivi que distrètement la sortie de “NORD” (2 décembre 2008), “ROUGE” (24 février 2009) et “DEMAIN” (6 juin 2009).

Dans ce nouveau projet, Dumas propose des pièces plus planantes que par le passé et explore de nouvelles sonorités. La voix (de Dumas et de ses invités) est bien présente, mais rarement pour passer un message. Même si l’artiste utilisait déjà les “nananas” à profusion, cette aventure mène à l’excès. Le projet est exploratoire, puisque Dumas avoue lui-même ne pas avoir de ligne directrice, se laissant plutôt guider par les expérimentations en studio. On comprend en même temps que le travail en studio est surtout musical, les textes ne prenant pas la même importance que sur les efforts précédents, alors qu’ils sont certainement moins aboutis.

Sur scène, Dumas était accompagné par dix musiciens, dont son complice Carl Bastien, 2 choristes et 3 cuivres. Dumas profite de leur présence pour transposer efficacement sur scène les atmosphères des chansons créées dans les derniers mois. Les plus vieilles chansons, comme celles de l’époque “Les cours des jours”, profitent positivement de cette profondeur.

Une bonne parti du succès de Dumas en spectacle (un Métropolis plein) vient de son énergie contagieuse, de sa générosité sur scène et de sa bonne communication avec le public. Dumas était visiblement surpris de la réaction positive du public, qui servira surement d’inspiration pour la suite prévue pour l’automne prochain.