Pour célébrer le dixième anniversaire de l’album La nuit dérobée (et non le dixième du groupe, comme l’annonçait la programmation), les Francopholies ont eu la brillante idée d’inviter les Chiens à se produire sur la scène commanditée par la bière qui-a-une-vague-dessus-le-logo. Trois ans s’étaient écoulés depuis le dernier spectacle du groupe d’Éric Goulet, lui-même passablement occupé par son job de réalisateur et le succès de son projet Monsieur Mono. En entrevue, Goulet avait indiqué que le groupe (Éric Goulet, Olivier Renaldin et Marc Chartrain) serait accompagné du guitariste André Papanicolaou et du claviériste Patrick Gosselin.
Une brillante idée également que de jouer les onze chansons de La nuit dérobée dans l’ordre inverse. Le spectacle a donc débuté avec les chansons plus tranquilles qui ferment l’album, pour se terminer avec celles qui ouvrent l’album, créant ainsi un crescendo qui sera accentué par le jeu de guitare à la fois pesant et subtil d’André Papanicolaou. Au grand plaisir de la foule et aussi de Goulet, qui semblait très heureux du nombre de personnes présentes (une bonne part de curieux venus voir la Compagnie Créole)
Après les trois quarts d’heure de l’album, les Chiens ont complété cette heure sur cette tangente rock, offrant en rappel Le Crépuscule (album Rösk) et E-mail de Paname@ (album Les Chiens). Goulet a lancé avant de quitter la scène qu’on devrait se revoir cet automne. Autre bonne nouvelle, il a aussi déjà indiqué que le groupe travaillait sur du nouveau matériel. En attendant, La nuit dérobée a été remasterisée et est disponible de nouveau en CD et maintenant en vinyle.
Voir les photos de la soirée. (les nuages du fumée n’ont pas été captés)
Ajout : Philippe Renault (Rue Frontenac) a fait pas mal les mêmes constats.
Les Chiens – Venus du Mile-End (Francos 2006).
